Publié le 10/02/2021

21 nouvelles manières de voyager en 2021

Freinés dans nos élans migratoires et nos envies d’ailleurs par la Covid19, nous rêvons de repartir. Mais, avant de larguer les amarres, nous mesurons la valeur de ces échappées belles et nous nous interrogeons sur le sens que nous donnons au voyage en 2021.

21 nouvelles manières de voyager en 2021

Epako Safari Lodge

Freinés dans nos élans migratoires et nos envies d’ailleurs par la Covid19, nous rêvons de repartir. Mais, avant de larguer les amarres, nous mesurons la valeur de ces échappées belles et nous nous interrogeons sur le sens que nous donnons au voyage en 2021.

1. Nourrir sa fibre écologique - Nayara Gardens, Costa Rica


Noyé dans la verdure, l’expression prend tout son sens au Nayara Gardens. Les chambres dialoguent avec la canopée. La jungle s’immisce dans les jardins avec, en toile de fond, le volcan Arenal. Sensibiliser les hôtes à l’environnement s’apparente à une mission. Des guides naturalistes encadrent les randonnées sur les pentes de l’Arenal pour « espionner », en respectant leur habitat, les milliers d’oiseaux endémiques ou migrants. Et, au cours de safaris nocturnes, repérer, dans les mares, 28 espèces de grenouilles rares. Monde aquatique et musicien où se confondent, au cœur de la forêt tropicale, les chants rauques des mâles tendant de séduire des femelles… sourdes de naissance !

© Yann Stofer


2. Favoriser le tourisme positif - Herdade da Malhadinha Nova, Portugal


Pourquoi le Portugal ? Parce que ce pays a promulgué une loi imposant aux entreprises touristiques de mettre en place, avant 2027, des mesures de gestion de leur consommation d’eau, d’énergie, de recyclage des déchets. Et pourquoi Herdade da Malhadinha Nova ? Parce que ce domaine familial comptant 24 chambres, au sein de 450 hectares de vignes, de plaines, dans le village ravissant d’Albernoa, a devancé ce souhait. Les propriétaires mixtent architecture rurale et design contemporain, privilégient pour découvrir l’Alentejo et leurs vignobles les balades à cheval. Et, alimentent, en majorité leur table, avec les produits de leur ferme et vignes. Plongée dans un monde paysan !

© Joao Guimaraes


3. Comprendre les animaux sauvages - Epako Safari Lodge & Spa, Namibie


Chic ! L’Epako Safari lodge accepte les enfants, une aubaine pour observer en famille, sur les onze mille hectares de la réserve, 2 000 espèces sauvages. Important, car les générations futures risquent de ne jamais voir, « en vrai » les animaux menacés d’extinction. L’opportunité aussi de déchiffrer les secrets de la reproduction du guépard, dans le centre de réhabilitation. Si l’homme ne veillait pas à la survie des quelque 7 000 animaux recensés en Afrique, le fauve le plus rapide de l’univers disparaîtrait à brève échéance. Émotion d’autant plus dense de l’admirer, le soir, se désaltérer, dans la mare face aux dix chambres du lodge en compagnie d’autres bêtes de la savane. D’inoubliables leçons de zoologie.

© DOOKPHOTO


4. Panser les dommages engendrés par l’homme - Clayoquot Wilderness Lodge, Canada


Un camp de 25 bungalows de toile posés sur les rives d’un lac dans la réserve de la biosphère. Après avoir emprunté le bateau ou l’hydravion, une carriole à cheval dessert Clayoquot Wilderness. Décompression… observation des baleines, des ours pour les contemplatifs ; rafting, équitation, escalade, pour les aventuriers. Mais terminée pour les uns et les autres : la pêche des sockeyes, saumons sauvages.


5. Faire rimer gastronomie et écologie - L’effervescence, Japon


Réserver une table à l’Effervescence, chez Shinobu Namae c’est soutenir sa démarche bienveillante envers la planète, mais aussi se nourrir de poésie en lisant son menu et d’esthétisme devant ses plats. Restaurant français au cœur de Tokyo, l’Effervescence vient de décrocher 3 étoiles au Guide Michelin et l’étoile verte, qui depuis 2020 récompense les chefs faisant rimer gastronomie avec écologie. Shinobu Namae, 48 ans, diplômé d’une école de sciences politiques, s’inscrit depuis toujours dans une optique de développement durable, dénonçant tout autant la pêche à outrance, du thon en premier lieu, que l’élevage intensif. Une ode à la nature, un enchantement des sens.


6. Soutenir la vie locale - Sujan Sher Bagh, Inde


Depuis plusieurs générations, la famille de Jaisal & Anjali Singh soutient les communautés locales du Rajasthan. Les trois camps Relais & Châteaux de SUJÁN sont conçus pour partager des expériences exceptionnelles, tout en profitant aux communautés locales et en jouant un rôle dans la préservation de la faune indigène. Dans chacun des camps, SUJÁN forme et emploie des personnes issues des communautés locales qui deviennent des membres essentiels de l'équipe. Un séjour à Suján Sher Bagh à Ranthambhore, le camp d'origine, met en lumière l'impact de leur philosophie altruiste. Ce lodge, à dix minutes de la réserve et du fort du Xème siècle, jouxte Dastkar, une entité à but non lucratif où des femmes défavorisées tissent des vêtements, brodent du linge de maison, créent des accessoires. Les clients de Sujan Sher Bagh, y glanent des souvenirs, avec la double satisfaction d’y acheter de jolies choses et de soutenir une belle initiative.

© Joann Pai


7. Remercier la terre - Le Domaine de Rymska, France


Vivre la campagne, vivre à la campagne, dans cette adresse 100 % rurale. Pile dans l’air du temps ! Le Domaine de Rymska, rénové par des artisans locaux, avec en priorité des matériaux de la région, regroupe sur 80 hectares, une maison de maître avec cinq chambres exquises et un restaurant dont la majorité des produits provient de sa ferme, du jardin, du potager et du verger. Propriété authentique, pour se repaître à loisir des prairies, des étangs, des bois alentour, voire naviguer sur le Canal du Centre. Loin des tracas du monde, reliés aux planètes, sous un ciel qu’aucune pollution ne trouble.

Chef Jérémie Muller, Domaine de Rymska


8. Privilégier l’éthique - Maslina Resort, Croatie


Concilier tourisme et écologie est la volonté marquée des concepteurs du Maslina Resort. Face à l’Adriatique, près de Stari Grad, citée antique classée au patrimoine de l’UNESCO, ceint de trois hectares de nature préservée, le cinq-étoiles incarne le luxe responsable. Artisans et matériaux locaux, façade camouflée derrière des bardeaux de bois, textiles naturels dans les 50 chambres et trois villas, piscines non chlorées, dessinent un cadre sain, vertueux.
Dans le potager de 8 000 m2, les hôtes s’extasient devant les fruits et légumes bio que cuisine la chef Patricia Yeo et les herbes aromatiques utilisées au spa, mêlées à des huiles essentielles locales. Bons, beaux, bien !

© Nikola Radovani

 

9. Cultiver son jardin - Gravetye Manor, Royaume-Uni


Filer à l’anglaise… à 60 km de Londres pour admirer le chef-d’œuvre horticole de William Robinson. Irlandais d’origine, le père du jardin anglais, mélangeant plantes indigènes et exotiques, aux parterres ébouriffés, sauvages, vécut à Gravetye Manor et y mourut en 1935. Les propriétaires de cette country house romantique de 17 chambres, pointant ses multiples cheminées au milieu d’un océan de verdure, s’appliquent à restaurer à l’identique le chef-d’œuvre de Robinson, dont les superbes serres victoriennes et le potager. Tom Coward, jardinier en chef, passionnant et passionné, organise des visites confiant à qui le questionne avec intelligence, ses secrets verts et ceux de William Robinson. À vos bêches !

© Claire Takacs


10. Apprivoiser la slowlife - Pikaia Lodge, Îles Galápagos


Époustouflant ! Rien que le vert des collines, le bleu du Pacifique, l’ivoire de la plage. Pikaia Lodge surplombe un paysage vierge. Situé sur l’île Santa Cruz, une des dix-neuf de l’archipel, le lodge construit avec des matériaux et des techniques durables, limitant son empreinte, dévoile un panorama saisissant. C’est en séjournant ici, en 1835, que Charles Darwin conceptualisa sa théorie de l’Évolution. L’isolement de l’archipel, à 1 000 km des premières côtes, préserve ses espèces des bouleversements. En cheminant, sans cris, doucement, sur le rivage, on côtoie iguanes et tortues géantes comme dans un documentaire préhistorique. Et, sur l’océan, on croise otaries à fourrure et baleines à bosse. Éloge de la lenteur.

 


11. Se connecter avec la nature - Fontenille Menorca - Torre Vella, Espagne


Quand on acquiert une finca sur l’île de Minorque, classée par l’UNESCO Réserve mondiale de Biosphère en 1993, fort est de respecter les lois drastiques de rénovation. En achetant Torre Vella, ferme abandonnée dont les champs descendent jusqu’à la Méditerranée, les propriétaires de la collection Domaine de Fontenille, ont suivi ces règles à 100 %. Avec un architecte local, ils ont relevé les murs. Puis, conseillés par un œnologue agronome, ils ont remis en culture les 200 hectares de terres avec vignobles, herbes aromatiques, pâtures pour les moutons, prés pour les chevaux et les ânes. Cadre idyllique qu’on savoure lorsqu’on séjourne dans une des 17 chambres. Avec en prime une cuisine et un spa bio. Escale minérale, brute, magique.

© Mr. Tripper


12. Soutenir le personnel actionnaire, Castle Hill Inn, États-Unis


Étrange retour de situation ! Ancienne villa d’un biologiste marin fortuné, construite en 1875, comme de nombreux autres manoirs de Rhode Island, Castle Hill Inn est devenu un hôtel de luxe racheté en 2018 par… son personnel, façon « coopérative ouvrière ». Désormais seuls et uniques propriétaires de ce bijou se reflétant dans l’Atlantique, les employés veillent à maintenir son standing et à devancer les moindres désirs de sa clientèle. Qui plus est, comme les anciens propriétaires, ils soutiennent les producteurs locaux, au sein de la coopérative Farm Fresh Rhode Island. On approuve et on applaudit l’esprit entrepreneurial. 


13. Plonger dans le vert - Hôtel Grad Otočec, Slovénie


Et au milieu, coule une rivière ! L’hôtel Grad Otočec, château médiéval, métamorphosé, au cours des siècles, en utilisant le savoir-faire local et les matériaux idoines, se dresse sur une île qu’encercle et traverse la Krka. Décor unique, préservé, pour pêcher la truite ou le saumon du Danube, canoter au fil de l’eau, s’initier à la sylvothérapie, pratiquer « l’agrofitness » — jardinage dans le potager bio - sous la conduite du maître des lieux. Le chant des nombreux oiseaux sonnant le réveil des hôtes dans les 15 chambres rythme les journées. La nature environnante apaise les tensions et le stress. Le corps revit, l’esprit s’enrichit d’images et d’idées positives. Thérapie 100 % champêtre dans un pays labellisé « en faveur d’un tourisme durable ».

© Anne-Claire Héraud


14. Adhérer à l’objectif zéro carbone - Huka Lodge, Nouvelle-Zélande


Acte politique et civique fort de la Nouvelle-Zélande : fixer par la loi, l’objectif zéro carbone pour 2050. Séjourner, dans ce pays du bout du monde, à l’Huka Lodge, dans l’île Nord, c’est croire en ce pari. Érigé depuis cent ans sur les rives du fleuve Waikato, l’Huka Lodge entre terres vierges, lacs et ruisseaux limpides, s’inscrit dans cette dynamique proposant aux hôtes, sensibles au devenir de la planète, des activités en osmose avec la nature. Le chef, Paul Froggatt, se pose lui en défenseur du locavore. Respectant l’éthique « du champ à l’assiette », il s’approvisionne auprès des agriculteurs et éleveurs bio voisins. Prise de conscience, action !


15. Encourager l’hôtellerie écoresponsable - The Little Nell, États-Unis


Station de ski la plus VIP des États-Unis, Aspen dans le Colorado, compte nombre de cinq étoiles. Mais, conscient des souffrances de la terre, on privilégie The Little Nell, seul cinq étoiles des États-Unis à être certifié ISO 14001, norme de management environnemental. Soucieux de préserver la planète, ses managers ont adopté des mesures écoresponsables : réduction de la dépense énergétique, installation de panneaux solaires, table en majorité locavore, financement de l’Environment Foundation pour réduire les impacts dus au changement climatique… Depuis peu, The Little Nell propose à ses hôtes de s’associer à ses efforts, à travers « l’Éco-luxe Program ». Tout un programme, en effet, pour un monde asphyxié.

© Craig Turpin


16. Se projeter dans l’histoire - Cirqa, Pérou


Privilège, émotion, de dormir dans une des 11 chambres, du Cirqa, ancien monastère datant de 1540, comme Arequipa, cité perchée à 2 335 mètres d’altitude, entourée de trois volcans. En pierre volcanique blanche, taillée à la main, les bâtiments coloniaux du XVIe et XVIIe siècles bien conservés, dont l’hôtel, forment un ensemble architectural remarquable, classé par l’UNESCO. Empruntant la route panoramique vers Titilaka on atteint les hauts plateaux où les troupeaux des éleveurs de lamas et alpagas cohabitent avec les hordes sauvages de guanacos et de vigognes. Scènes pastorales inchangées depuis des siècles. Comme Arequipa.


17. Observer la faune marine - Glenapp Castle, Écosse


En France on appellerait ça une « folie », résidence romantique, au style architectural débridé. Glenapp Castle, débauche de tours et tourelles, construit en 1870 par le célèbre architecte David Bryce, trône en majesté sur une colline dominant la mer d’Irlande. Quittant le confort douillet des 17 chambres lambrissées, on passe une ou deux nuits dans le camp de tentes de l’hôtel amarré en aval sur la côte. Pour, le matin, slalomer en bateau dans l’archipel des Hébrides, entre les îles d’Ailsa Craig, d’Arran et d’Holy Island, à la poursuite des dauphins que survolent des centaines d’oiseaux marins à l’envergure impressionnante. Safari version mer.

 


18. S’apaiser, se ressourcer - Taubenkobel, Autriche


Une maison de vigneron comme une maison de poupée, véritable cocon enveloppant et réconfortant, à 50 kilomètres de Vienne. Telle est l’impression que donne Taubenkobel, avec ses murs blancs à l’extérieur, ses dix chambres douillettes, feutrées ouvrant sur le jardin, son grand étang, propice à la baignade l’été, et les sentiers de randonnée bordant la propriété. On se promet de les emprunter à pied ou à vélo après avoir dégusté la cuisine doublement étoilée du chef Alain Weissgerber. Propriétaire des lieux avec son épouse Barbara Eselböck, fille des premiers exploitants, directrice et sommelière tout à la fois, ils forment un duo des plus attentionnés. Home, sweet home!
 

© Gabriel & Ruxandra Gavrilescu


19. Découvrir les modes de vie traditionnels - Bellevue Hotel & Spa, Italie


Remonter le temps au Bellevue Hotel, qui perpétue et magnifie l’art de vivre et les traditions de la Vallée d’Aoste à travers des tableaux, des objets, du mobilier mais aussi les costumes d’époque du personnel, les tables à thème du restaurant gastronomique et ses menus. En parallèle, on apprécie que l’hôtel traque le plastique, recycle la majorité de ses déchets, utilise l’énergie hydraulique produite à Cogne et l’eau du glacier comme eau buvable. De même qu’on succombe dans son nouveau spa, aux soins à base de plantes régionales et à la ligne bio de la Maison Profumo Santa Maria Novella, fondée il y a 400 ans à Florence. Entre romantisme et réalisme.

 


20. S’imprégner de l’odeur du pin, In Lain Hôtel, Suisse


C’est parce qu’on adore les sagas qui fleurent le bonheur qu’on aime le In Lain Hotel Cadonau. Une belle histoire portée par Dario et Tamara Cadonau, propriétaires de ce joyau de 14 chambres, où vivaient il y a 450 ans, les ancêtres de Dario. Descendant d’une lignée de charpentiers, Dario a fabriqué tous les meubles de Lain avec son frère Marco menuisier choisissant l’arole, pin des Alpes, réputé pour ses bienfaits apaisants et revitalisants. Lain, signifie d’ailleurs en bois dans le dialecte romanche. Le sauna extérieur, face aux montagnes, exhale lui aussi cette odeur caractéristique de l’arole. Dario, exerce son vrai métier « chef » dans les trois restaurants, notamment au piano du Vivanda, honoré d’une étoile Michelin en 2020.

© Annick Weber


21. Choisir sa destination de rêve - Le Nuku Hiva, Polynésie Française


Difficile de jouer les globes-trotteurs actuellement. Un mal pour un bien ! On jongle avec les autorisations frontalières pour s’offrir un très beau voyage mais un seul, celui d’une vie, exceptionnel, mémorable. On pose ses valises dans l’une des vingt cabanes chics du Nuku Hiva, dominant la baie de Taiohae. Le luxe à la Robinson Crusoé, escale idéale pour explorer cette terre marquisienne peinte par Gauguin, chantée par Brel. On renaît dans cet éden préservé. On pratique, avec les autochtones, les danses initiatiques comme celle de l’Oiseau. On savoure le poisson préparé par un pêcheur. On nage dans les eaux limpides d’Anaho, la plus belle baie de monde. Un goût de paradis pour renouer avec les racines de l’humanité.

© Stéphane Maillon

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