Douces journées d'automne
au Domaine d'Auriac

À deux pas de Carcassonne, le Domaine d’Auriac est un lieu majestueux et préservé, hors du temps, où la maîtresse de maison accueille ses hôtes comme l’on reçoit des proches, avec chaleur et gentillesse.

Douces journées d'automne | au Domaine d'Auriac

À deux pas de Carcassonne, le Domaine d’Auriac est un lieu majestueux et préservé, hors du temps, où la maîtresse de maison accueille ses hôtes comme l’on reçoit des proches, avec chaleur et gentillesse.

Au-delà des effluves d’essences méditerranéennes qui s’alanguissent au long d’un parc trois fois centenaire, il règne comme un parfum d’Histoire dès lors que l’on franchit les grilles du Domaine d’Auriac. Celle avec un grand H, qui façonne les lieux et les civilisations, d’abord ; l’hôtel est construit sur le site néolithique de Carsac, désormais classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui est à l’origine de la ville de Carcassonne. Cet ancien oppidum fut ensuite une abbaye, disparue au moment de la Révolution française mais dont quelques traces demeurent dans le parc, sous la forme de statuettes notamment. Fabrique de pastel sous Napoléon, Auriac prit donc un virage industriel qui laissa longtemps sa marque : « je me souviens, enfant, d’avoir vu ces grands bacs de décantation où la cocagne avait été traitée quelques siècles plus tôt », se souvient Marie-Hélène Rigaudis-Calvet.
 


« Une clientèle historique »


La maîtresse des lieux, aujourd’hui, est l’héritière d’une autre histoire, familiale celle-là, puisque ce sont ses grands-parents qui les ont rachetés dans les années 1970, avant que son père, Bernard, ne prenne puis lui transmette le relais. Cette deuxième histoire-là, plus intime, se ressent elle aussi immédiatement car on lui doit, probablement, l’atmosphère si chaleureuse du Domaine d’Auriac. Une gageure, dans un ensemble de 50 hectares parsemé d’un golf de 18 trous, d’une incroyable piscine, de nombreuses bâtisses formant presque un petit bourg à l’abri du tumulte, mais à quelques kilomètres seulement du cœur de Carcassonne. Chaque chambre, pourtant, chaque suite, donne le sentiment d’avoir été préparée pour des proches, imaginées pour que chacun y soit choyé, presque dans un cocon. « J’ai le grand bonheur d’avoir une clientèle fidèle et presque historique au fil des générations », savoure Marie-Hélène Rigaudis-Calvet. « Je jouais, petite, avec des enfants dont les parents fréquentaient le restaurant ou l’hôtel. Et qui, devenus adultes eux-mêmes, sont revenus, et y ont même parfois organisé leur anniversaire, leur mariage… Durant deux décennies, nous avions même un client qui faisait l’aller-retour du Japon, chaque année, pour venir fêter le Nouvel An ici », sourit celle qui érige en valeurs cardinales « le partage, le temps donné et reçu, cette expérience humaine qui [me] donne la force de faire ce métier ».
 


Une étoile au Michelin


Un savoir appris auprès d’un papa parti trop tôt, mais qui aura eu le temps de transmettre l’ADN du domaine, marqué notamment par une cuisine qui magnifie les saveurs simples de la Méditerranée et les plats traditionnels des environs. Récompensé d’une étoile au Michelin, Philippe Deschamps revendique travailler des plats « classiques fondés sur les produits, locavores et bio, fournis par une trentaine de producteurs dans un rayon de 50 kilomètres ». Le chef, fidèle depuis 30 ans à Auriac et à l’enseignement de Bernard Rigaudis, propose par exemple l’anchois de Collioure au fil des saisons, le pied de cochon désossé et reconstitué à la truffe, ou encore l’incontournable cassoulet. Autant de mets à la fois exceptionnels et simples en apparence, comme l’est un domaine qui a su concilier, au fil des années, majesté et chaleur. 
 

 

Photos: © Magali Maricot

 

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