Publié le 24/02/2020

Gôra Kadan:
le Japon éternel

Accessible par un court trajet en train depuis l’effervescente Tokyo, Hakone est une destination appréciée par tous ceux qui cherchent à se ressourcer au milieu de la nature en profitant de ses sources chaudes (onsen) et des vues sublimes sur le mont Fuji.

Gôra Kadan: |le Japon éternel

Accessible par un court trajet en train depuis l’effervescente Tokyo, Hakone est une destination appréciée par tous ceux qui cherchent à se ressourcer au milieu de la nature en profitant de ses sources chaudes (onsen) et des vues sublimes sur le mont Fuji.

J’ai réservé une nuit à l’hôtel Gôra Kadan pour fuir la capitale l’espace d’un week-end. Nichée au milieu des montagnes, cette ancienne villégiature de la famille impériale présente un élégant mélange d’architecture japonaise traditionnelle et de design moderne. L’hôtel Gôra Kadan est un luxueux ryokan qui possède deux bains communs, un bain familial extérieur et une piscine, un restaurant kaiseki et un lounge avec vue panoramique sur la vallée.
 


Emi, mon adorable femme de chambre, m’a aidée à m’installer dans ma chambre Tatami et à enfiler mon yukata (peignoir). J’ai alors poussé un soupir de soulagement, prête à déconnecter et à me ressourcer.
 

Sandales zori en paille; kimono


J’adore le rituel de l’onsen : mettre mon yukata, mes chaussettes et mes sandales, déposer mes effets personnels dans un panier en bambou et me laver sur un petit tabouret avant d’entrer dans le bain commun. Je trouve que la culture japonaise excelle dans l’art de ces rituels simples.

Il s’est mis à pleuvoir au moment où je voulais me renseigner sur les randonnées à faire dans le coin et j’ai pris ça comme une excuse pour rester faire trempette à l’hôtel. Profiter du bain chaud en écoutant la pluie tomber s’est avéré un moment d’une grande sérénité.
 


Le kaiseki, un repas gastronomique composé de plusieurs plats, est considéré comme une forme d’art qui consiste à équilibrer les saveurs, les textures et les visuels en accordant la priorité aux ingrédients de saison. Pour un parfait moment de détente, le repas est servi dans le salon de ma chambre.
 

Dinner kaiseki de saison, préparé par le chef Kobayashi


Les festivités s’ouvrent avec une délicate entrée de tofu de petits pois, oursin, tomate cerise, asperge blanche, gelée de bouillon dashi et wasabi. S’ensuit un plateau de hors-d’œuvre : sushi de sabre grillé, gingembre cuit au sucre, myoga, petits pois mijotés à la bardane, sésame, légumes kogomi des montagnes, tofu frit en pâte de tofu, baies de goji, fèves frites, omelette japonaise, patate douce mijotée et citron.
 


On m’a ensuite présenté un bouillon aux raviolis de crevette, légumes et feuille de poivre japonais pour rincer mon palais, avant de déguster un sashimi de poisson pêché du jour accompagné de sauce soja et de wasabi.
 


Les plats cuits suivants incluaient une truite masu grillée marinée au miso saikyo, servie avec une tige de pétasite cuite dans la sauce soja et un bâton de gingembre. Un petit mitonné de taro, potiron, aubergine, poulpe, gombo et yuzu est servi entre les plats principaux.

C’est ensuite au tour du luxueux filet de bœuf wagyu grillé à la poudre de kudzu, champignon abalone, chou de Bruxelles, maïs et raifort accompagné de riz au gingembre. Chaque plat a été préparé à la perfection en cherchant à mettre en valeur la qualité des produits régionaux.
 


Inutile de préciser que j’ai dormi comme un bébé à l’issue de cette journée de relaxation dans l’onsen et de ce merveilleux repas. Après un dernier bain chaud et un délicieux petit déjeuner japonais, je suis repartie à Tokyo parfaitement détendue.

Photos: © Joann Pai

 

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