Publié le 07/06/2021

Polynésie:
l'aventure au fond des mers

À l’occasion de la Journée mondiale des océans, Relais & Châteaux, engagé depuis 2009 pour la préservation des ressources marines, vous emmène à la rencontre de la faune sous-marine des atolls du bout du monde, avec son partenaire Blancpain qui œuvre pour la défense du grand requin-marteau.

Polynésie: |l'aventure au fond des mers

Grand requin marteau, Polynésie Française © Thomas Pavy

À l’occasion de la Journée mondiale des océans, Relais & Châteaux, engagé depuis 2009 pour la préservation des ressources marines, vous emmène à la rencontre de la faune sous-marine des atolls du bout du monde, avec son partenaire Blancpain qui œuvre pour la défense du grand requin-marteau.

Au cœur du Pacifique Sud, dans l’archipel des Tuamotu, les eaux turquoises de l’atoll de Rangiroa sont l’une des plus exceptionnelles destinations au monde pour les amateurs de plongée. Entre ciel et mer, son vaste lagon et ses passes abritent une faune sous-marine prodigieuse. C’est ici qu’évolue le Sphyrna mokkaran, ce mystérieux Grand Requin Marteau auquel le photographe et naturaliste spécialiste Laurent Ballesta consacre une mission baptisée Tamataroa. En partenariat avec la Mokarran Protection Society et avec le soutien de l’horloger Blancpain dans le cadre de son programme Blancpain Ocean Commitment, ce projet est une initiative sur trois ans, dont la première étape a eu lieu entre janvier et février 2021.

Le temps semble ne pas avoir de prise sur cette île de carte postale, dont le nom signifie « ciel infini ». Pourtant, « il y a urgence » pour ce grand requin débonnaire chassé pour ses ailerons, comme le souligne Jean-Marie Jeandel, ancien palmeur de reconnaissance de l’armée française et président de l’association Mokkaran Protection Society. Né à Tahiti et revenu s’établir dans l’archipel pour se consacrer à sa passion pour la plongée, il commence à recenser en 2016 ces requins reconnaissables entre tous mais dont on ne sait presque rien. 
 

Grand requin marteau, Polynésie Française, © Thomas Pavy

De décembre à mars, les plongeurs observent une activité intense dans les passes de Tiputa et d’Avatoru, qui mènent au lagon de Rangiroa. Pourquoi viennent-ils ? Combien sont-ils ? Comment se reproduisent-ils ? Quel plan connu d’eux seuls dicte leur migration à travers les océans ? Autour de Jean-Marie Jeandel, des bénévoles et des habitants de l’atoll se mobilisent pour trouver des réponses et sauver cette espèce menacée d’extinction.


Mokarran Protection Society, Gombessa Expeditions © Gil Kebaïli

En 2019, Jean-Marie Jeandel fonde la Mokkaran Protection Society avec le soutien de Marc A. Hayek, Président & CEO de Blancpain. Les deux hommes se sont rencontrés en 2014 autour de leur passion commune pour la plongée et l’observation sous-marine. L’association compte aujourd’hui les meilleurs spécialistes et identifie chaque année plus d’individus. Après deux missions conduites par l’association, Marc A. Hayek convainc Laurent Ballesta de rejoindre la cause.

Laurent Ballesta et son équipe vont apporter en renfort leurs moyens techniques et l’expérience précieuse acquise au fil de leurs expéditions Gombessa. « J’ai toujours aimé aller sous l’eau. Quand j’étais gamin, j’apprenais le nom des poissons, des coquillages… C’est devenu mon métier. Les expéditions ont commencé avec le Gombessa, nom local du cœlacanthe, le plus vieux poisson du monde, que l’on considère comme la plus grande découverte zoologique du XXe siècle. Nous avons été les premiers à le photographier et à l’étudier dans son environnement naturel en 2013. Il symbolisait les trois choses qui m’intéressent : c’est un mystère scientifique à lui seul, un défi de plongée technique car il faut aller le chercher très profond et c’est un scoop photographique. La science, l’aventure, l’image ».


Laurent Ballesta, Jean-Marie Jeandel © Mokarran Protection Society

L’expédition Tamataroa réunit ces critères. Entre 2021 et 2023, il faudra trouver la réponse à de nombreuses questions et faire face à des défis logistiques complexes. L’atoll est immense et le requin farouche. « C’est un énorme prédateur, furtif, très difficile à observer ».

Si les images rapportées par l’équipe de Laurent Ballesta sont époustouflantes, ces expéditions font progresser la science et invitent à s’émerveiller. « On protège ce que l’on aime et on aime ce que l’on connaît » rappelle Laurent Ballesta. « Je fais ce métier par goût de l’exploration, par amour du monde sauvage, dans tout ce qu’il a de fascinant, d’extravagant, d’insolite, d’éternellement nouveau, de mystérieux ».
 

Laurent Ballesta, expédition Gombessa I, 2013

 

 

Article: Carole Huyvenaar
 

 
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