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Avez-vous une astuce de Chef pour la cuisine du dimanche?
Ma madeleine de Proust : le poulet rôti de ma Grand-Mère. Rôti au four traditionnel, elle l’accompagnait toujours de haricots verts frais, de délicieuses pommes de terre sautées et de petits pois-carottes.
Comment êtes-vous devenu Chef?
Depuis ma plus tendre enfance, je vois mes parents travailler avec une passion sans limites pour leur métier de boucher.
Ils m’ont communiqué leurs valeurs et leur goût pour les produits locaux et de qualité. Comment définiriez-vous votre cuisine?
J’ai grandi dans le nord de la France. Mes racines influencent souvent ma cuisine, à la fois simple, gourmande et savoureuse. Jacques Lameloise a aussi été une rencontre déterminante de ma carrière. C’est un homme de partage, qui a su me transmettre son savoir-vivre et son amour pour la cuisine.
Quelle est votre signature?
La Normandie est une région d’une grande richesse et j’ai vraiment à cœur de mettre à l’honneur les produits du terroir dans les cuisines de la Ferme Saint Siméon. Je n’oublie cependant pas d’où je viens. Mes plats sont ponctués de clins d’œil à ma région natale, comme le suprême de pigeon mariné à la bière.
Quels sont les métiers qui vous entourent et que souhaitez-vous leur transmettre?
J’ai eu la chance de côtoyer de grands Chefs étoilés, qui m’ont tous insufflé leurs techniques et de vraies valeurs de partage. Aujourd’hui, ces deux ingrédients sont selon moi essentiels pour faire grandir une équipe. J’essaie simplement de leur transmettre ce que d’autres m’ont appris, pour que nos assiettes soient le reflet de notre équipe et de son caractère passionné.
Quels sont vos produits de prédilection et vos critères de choix?
Nous sélectionnons avec soin nos producteurs régionaux, en misant sur la qualité et la justesse des produits : la volaille est, par exemple, fournie par M.Delaunay, un éleveur du Calvados, tandis que la crème fraîche est fabriquée à quelques kilomètres de l’hôtel, au sein de la Maison Borniambuc. Le poisson, mon péché mignon, est quant à lui, fraîchement choisi en fonction des arrivages du « Morjolène », un petit bateau de pêche honfleurais.