La nature fait bien les choses

Un dicton populaire dit : « La nature fait bien les choses ». Souvent, je m'en rends compte. Peut-être parce que l'appel de la nature se fait régulièrement sentir en moi...

La nature fait bien les choses

Un dicton populaire dit : « La nature fait bien les choses ». Souvent, je m'en rends compte. Peut-être parce que l'appel de la nature se fait régulièrement sentir en moi...

Ou peut-être simplement que je vois la nature partout parce qu'elle est partout - faisant écho à un besoin que nous sommes nombreux à ressentir. Dans ces moments, j'aime m'abandonner à la lecture de « Walden ou La Vie dans les bois », auprès de Thoreau, au fin fond d'un bois obscur.

« Il nous faut le tonique de la vie sauvage » écrit-il. « Empressés à tout explorer et tout apprendre, nous requérons en même temps que tout soit mystérieux et inexplorable, que la terre et la mer soient infiniment sauvages, non visitées, et insondées par nous parce qu'insondables. Nous ne pouvons jamais avoir assez de la nature. »

J'ai répondu à l'appel de la nature récemment, dans une île de l'océan Indien, l'île de Madagascar, surtout connue pour son côté sauvage, brut et loin de tout. Ce que j'y ai trouvé est une parfaite illustration de cet adage : « La nature fait bien les choses ». Un havre naturel au nord-ouest de l'île. Un coin de terre vierge, sous la protection d'Anjajavy l'Hôtel.

Accessible uniquement en avion, le lodge est à deux heures de vol de la capitale Antananarivo. Une sensation de bout du monde on ne peut plus tangible vous saisit dès que vous descendez sur la piste d'atterrissage et que vous embarquez dans le 4x4 qui vous attend pour vous emmener jusqu'à votre villa.

Mais avant d'y arriver, vous devez traverser une magnifique forêt d'arbres caducs, et ce voyage sera votre première rencontre avec la faune locale : les lémuriens qui vous suivent de branche à branche et les zébus qui bloquent le chemin dans une bataille de cornes ; le pygargue de Madagascar qui lance des cris stridents, caché dans le feuillage d'une des sept espèces de baobab de l'île ; les caméléons géants qui vous dévisagent depuis le sol de la forêt.

Comprenant mer, forêt, mangrove et savane, la réserve d'Anjajavy est une zone protégée de 7 200 hectares. Une nature sauvage qui ne présente aucune menace. Les animaux ne sont pas dangereux pour les humains, vous pouvez donc vous promener sans crainte. Les sifakas traversent en dansant la pelouse devant la véranda de votre villa au petit matin et en fin d'après-midi.

Les lémuriens communs se lancent d'arbre en arbre à l'heure du thé, parmi les bambous, les papyrus, les fougères géantes, les lianes et les palmiers rares de l'Oasis. Les animaux s'approchent, mais sans jamais nous toucher, pas plus que nous les touchons. On se contente de les observer, émerveillés, et de rire. On peut aussi admirer les souimangas, les martins-pêcheurs et les tchitrecs malgaches pendant des heures. Vivre et laisser vivre, c'est la loi sur cette terre.

Depuis la plage privée, on peut partir explorer le fond des mers comme un poisson dans l'eau, grâce au matériel de plongée. La richesse de la vie et le silence qui règnent sous la surface de l'eau de cette réserve marine protégée assouvissent tous nos besoins de mystère et toutes nos envies de découverte.

« Travailler à long terme dans un environnement éloigné de tout et partiellement fermé vous donne la possibilité de voir le résultat direct de vos efforts pour la communauté et la nature. J'aime le sentiment d'accomplissement qu'il apporte, en particulier dans la conservation de la biodiversité, le développement durable et l'intégration culturelle. Partager tout cela avec les hôtes dans une réserve naturelle avec ses plages désertes est une chance inouïe. » – Cédric de Foucault, DG

La protection d'Anjajavy l'Hôtel pour ce territoire s'étend aux personnes qui y vivent. L'équipe a participé à la création d'une école, d'un hôpital, d'un marché, d'un poste de sécurité, d'un centre d'artisanat féminin, de cours d'éducation environnementale et à la création d'emplois dans le village voisin.

« Le lodge financera également la construction de toilettes publiques, d'une bibliothèque pour l'école et d'un puits dans le village » explique Cédric de Foucault, DG du lodge. « Notre dispensaire offre également un soutien important aux sages-femmes et aux services médicaux d'urgence des quatre villages voisins. Ces projets font l'objet de longues discussions avec les représentants des villages et sont réalisés en collaboration avec eux. »

Anjajavy l'Hôtel emploie uniquement des Malgaches, afin que la région profite des créations d'emplois de l'hôtel et qu'une relation d'harmonie et de confiance s'instaure avec les villageois qui vivent ici depuis longtemps. Cette relation est à l'image du couple de baobabs qui poussent enlacés l'un à l'autre dans la baie de Moramba, non loin du lodge. Ces deux arbres anciens, dans leur étreinte, se tiennent debout, plus forts grâce à leur union, dans ce désert loin de toute chose.

Comme s'ils se murmuraient : « la nature fait bien les choses ».

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