La femme en robe bleue

Paris c’est tout autre chose. Paris, c’est la ville lumière. Le Saint James s’y trouve en plein cœur, juste ce qu’il faut à l’écart de l’hyper centre. On s’y sent comme dans un château en pleine ville.

La femme en robe bleue

Paris c’est tout autre chose. Paris, c’est la ville lumière. Le Saint James s’y trouve en plein cœur, juste ce qu’il faut à l’écart de l’hyper centre. On s’y sent comme dans un château en pleine ville.

Paris. Même le mot a une certaine sensualité, comme si il demandait à être murmuré à la table d’un café - et non hurlé depuis un taxi à un stop, comme « New York », ou prononcé à la cockney dans un pub local, comme « Londres ». Non, Paris c’est tout autre chose. Paris, c’est la ville lumière.

Peinture de l'hôtel Saint James à Paris

Le Saint James s’y trouve en plein cœur, juste ce qu’il faut à l’écart de l’hyper centre. On s’y sent comme dans un château en pleine ville. Rouge profond et esprit boudoir, tout de velours vêtu, chandeliers en cristal et accents de laque noire : son décor diffuse le genre de charme romantique que vous attendez de Paris.

©Diego Zuko

J’ai eu la chance d’y séjourner durant la Fashion Week, un tourbillon de sept jours fait de défilés orchestrés par les grandes maisons parisiennes, musique à pleine puissance, dîners de gala, pauses capuccino, longs transferts en voiture dans la circulation et flash des appareils photos. L’énergie est admirable, le rythme, épuisant.

La chambre 310 a des airs de petit pied-à-terre parisien. La pièce à vivre est dotée d’un canapé couleur aubergine foncée ; l’une des deux salles de bain possède la baignoire en marbre de mes rêves. La chambre aux teintes bleu clair et blanc, somptueuse et confortable, est équipée d’un grand lit et d’immenses baies vitrées ; l’armoire aux portes couvertes de miroirs occupe un mur entier.

De chaque côté du lit se trouve une peinture à l’huile représentant une femme. Toutes deux sont de face, toutes deux exubérantes. Mais c’est celle de droite, mon côté préféré du lit, qui a retenu mon attention. Elle semblait me suivre avec sa lueur dans les yeux, ses cheveux sombres, sa coupe courte et son sourire narquois. Sa robe ornée de bleuets rappelle un fourreau d’Oscar de la Renta qui a recueilli beaucoup d’attention lors des défilés du printemps - complété de volants et d’une cravate noire. 

Qui était-elle? Elle n’est pas belle à la façon des mannequins des podiums ou magazines de mode, mais quelqu’un a suffisamment aimé son visage pour l’immortaliser sur une toile. Je peux la voir (et peut-être elle aussi peut me voir?) quand je rentre dans la chambre, quand je sors de la salle de bain, quand je choisis comment m’habiller pour une nouvelle nuit pluvieuse à Paris, quand je suis au lit à agencer les mots pour résumer la journée avec style - ce que chacun portait lors des défilés, ce qu’ils porteront la saison prochaine. Pourquoi elle et pas son amie de l’autre côté du lit?

Qui sait pourquoi une femme capte l’attention alors qu’une autre passe inaperçue? On peut dire la même chose des défilés : certains se frayent une place dans votre psyché, restent avec vous un certain temps. Jusqu’à la prochaine saison, bien entendu…

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