La voie Cistercienne, une autre façon de découvrir la Bourgogne

Recommandée par un critique gastronomique français de renom, l’Abbaye de la Bussière s’est révélée le lieu idéal pour découvrir et méditer sur les trésors de beauté, d’histoire et de quiétude dont regorge la Bourgogne.

La voie Cistercienne, une autre façon de découvrir la Bourgogne

Recommandée par un critique gastronomique français de renom, l’Abbaye de la Bussière s’est révélée le lieu idéal pour découvrir et méditer sur les trésors de beauté, d’histoire et de quiétude dont regorge la Bourgogne.

C’était mon premier séjour en Bourgogne et j’étais impatiente de m’enivrer de tout ce que la région a à offrir… Ainsi, les visites aux fameux Clos de Vougeot dans la Côte de Nuits, Clos des Mouches de la Maison Joseph Drouhin à Beaune et Domaine Simon Bize et Fils à Savigny-lès-Beaune furent enrichissantes, savoureuses et inspirantes.

Vue sur le parc de l’Abbaye de la Bussière
La façade de l’imposante structure d’origine.

Des vestiges de la vie monastique qui animait cette abbaye du XIIème siècle demeurent - notamment les pressoirs cisterciens et les vitraux richement décorés -, mais rien ne témoigne mieux de l’histoire du lieu que le silence religieux qui imprègne encore le domaine et les bâtiments du luxueux et accueillant hôtel.

Les plafonds majestueux et détails gothiques ont été amoureusement préservés, sans que pour autant le confort ne manque.

J’arrivai en fin de journée et sortis me promener dans le parc, humant dans la lumière déclinante les effluves de lavande et de géranium, de pin et d’humus. Des sculptures d’artistes tels que Paul Day parsèment les impeccables pelouses qui entourent la structure gothique et son paisible lac. A l’intérieur, d’impressionnantes colonnes soutiennent les plafonds voûtés ; c’est le cas par exemple dans la salle à manger du 1131, le restaurant gastronomique de l’Abbaye distingué par une étoile Michelin et orchestré par le chef de cuisine Guillaume Royer. J’y optai pour le menu dégustation, ponctué des accords mets-vins proposés par le sommelier.

Un autre lieu chaleureux où s’asseoir et méditer. On peut y prendre un cocktail avant le dîner.

Je commençai avec le champagne Duval-Leroy Prestige Rosé Premier Cru pour accompagner de délicieux escargots en persillade dans un bouillon crémeux tout en légèreté. L’omble chevalier poché, carotte en purée et orange glacée se maria à merveille avec le Santenay Premier Cru « Clos du Beauregard » 2011 de Vincent Girardin, un vin en biodynamie remarquablement élégant et équilibré.

Les suites sont somptueuses tout en incorporant les poutres structurelles d'origine.

Saignante comme il se doit, la pièce de boeuf grillée de race ancienne, jeunes légumes et soubise d’oignons trouva un allié de poids dans le Hautes-Côtes de Beaune 2013 du Domaine Jean-Marc Bouley. Le dîner se conclut sur des myrtilles pochées, poudre de cacao et sorbet au fromage, et un accord parfait avec le Muscat de Beaumes de Venise 2012 de Pierre Amadieu.

Le lac tranquille abrite faune et flore. Ici au premier plan, une gracieuse grue.

Les chambres sont aussi majestueuses et voluptueuses que les meilleurs grands crus de Bourgogne et, tout en méditant sur le luxe qui m’entourait, le silence des lieux m’enveloppant peu à peu, je rêvais paisiblement à ma prochaine visite.

Articles connexes dans notre magazine
À la rencontre des éléphants:|histoire d’amour à Jabulani
À la rencontre des éléphants: histoire d’amour à Jabulani
Cliquez ici pour lire
Balade écossaise|dans un château enchanté
Balade écossaise
dans un château enchanté
Cliquez ici pour lire