Dolce vita sur l'île de Capri

Juste au large de Sorrente, en Italie, la petite île de Capri est un mélange de rocheuses ondulantes, vêtues d'une verdure vibrante. Sur son côté ouest, au sommet d'une falaise spectaculaire et sous un soleil radieux, se trouve l'hôtel César Augustus, majestueux.

Dolce vita sur l'île de Capri

Juste au large de Sorrente, en Italie, la petite île de Capri est un mélange de rocheuses ondulantes, vêtues d'une verdure vibrante. Sur son côté ouest, au sommet d'une falaise spectaculaire et sous un soleil radieux, se trouve l'hôtel César Augustus, majestueux.

L'Italie est une expérience comparable à une symphonie sensorielle. Les vespas descendent les rues irrégulières en flânant, le limoncello colle agréablement à la langue, l’amertume de l’espresso s’attarde au palais, la mer ondule doucement au gré des marées, dans un interminable va-et-vient étincelant. Il ne s'agit pas uniquement des rubans jaunes des pâtes, ou de l'intense chaleur sèche à elle seule, mais de l’expérience dans son ensemble, de tout ce qu’elle véhicule à la fois, qui est digne de l’Italie de mes rêves.

Sur l’île de Capri, au large de la côte méridionale du continent, l’hôtel Caesar Augustus abrite la quintessence de l’Italie. Niché sur la crête du Mont Solaro, il était à l’origine l’opulente villa d'un prince russe avant d’être acquis en 1930 par la famille Signorini et élégamment transformé en hôtel de luxe. Une statue de César Auguste saluant d’un signe de la main la Baie de Naples et la côte amalfitaine lui a donné son nom.

Le portail blanc brille sous le soleil de l’après-midi, dévoilant un édifice jaune canari. Des stores aux rayures jaunes et blanches sont dépliés depuis les fenêtres, conférant de l’ombre sur les sols chauds carrelés. Une profusion de bougainvilliers et des volutes de roses floribunda exsudent un doux parfum floral qui se marie avec l’air marin.

La porte d’entrée de la propriété est entrouverte, la vue suscite déjà l’attention et appelle une présence, autorisant à délaisser la réception et les autres clients souriants, à la poursuite de cette grande étendue de bleu. Le ciel et l’océan se rencontrent et fusionnent harmonieusement, l'horizon quasi imperceptible, à l’exception du sillage des yachts effleurant la surface de l’eau comme des poissons scintillants. Le soleil éblouissant fait mal aux yeux, absolument captivés. De la terrasse située à flanc de falaise, enveloppant la longueur du bâtiment, cette vue reste immuable sous presque tous les angles, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez.

À l’intérieur, le décor classique à l’italienne est partout parsemé de la couleur safran, conférant un air de noblesse et une notion de rareté, comme si dérobée à la Rome antique elle-même. Des enseignes en terre cuite orientent vers la piscine à débordement, le jardin potager et le spa. Tout est tellement inondé de soleil que la flore elle-même est infusée d'une ambroisie teintée d'or. Le soleil hâle la façade irrégulière de l’hôtel, mouchète les arbres pleureurs et tout être vivant, même les clients ; chacun se grandit pour s'imprégner de son éclat ocré.

Vous pouvez passer le dîner à contempler le crépuscule aux nuances lavande, dégustant bols de linguine et pains focaccia gourmands. Alors que la nuit tombe, nous prenons conscience avec bonheur que nous sommes loin de chez nous, là où les étoiles sont plus nombreuses et plus envoûtantes. Peut-être que quelques verres de Barolo, le vin rouge du Piémont, ont également sublimé leur beauté.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

À ne pas manquer à Capri : 

- un objet : les sandales sur mesure faites par le chausseur le plus réputé de l'île

- ce qu'il faut goûter : les fruits et légumes bio cultivés dans le jardin potager du restaurant La Terrazza di Lucullo qui surplombe l'île

- un point de vue : depuis la mer à bord d'un des bâteaux traditionnels des pêcheurs de l'île

- un lieu secret : la légendaire grotte Azzura, ses entrées et passages secrets

- une plage : la plage de l'Empereur où l'on se baigne parmi les ruines des villas de l'Empereur Tiberius

 

Photographies : © Rich Stapleton

 

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