Vent de liberté en Californie du Sud

Au Rancho Valencia, le « venez comme vous êtes », ce mode de vie à la californienne, se vit dans toute sa splendeur. Quelques heures dans cette hacienda suffisent pour ressentir une soudaine liberté.

Vent de liberté en Californie du Sud

Le « village » de Rancho Valencia, entouré de 18 hectares de collines, d’orangeraies et de jardins plantés d’hibiscus et de cactus © Rancho Valencia

Au Rancho Valencia, le « venez comme vous êtes », ce mode de vie à la californienne, se vit dans toute sa splendeur. Quelques heures dans cette hacienda suffisent pour ressentir une soudaine liberté.

Ni meubles anciens ni dorure à l’or fin, pas d’éditions rares dans la bibliothèque, pas de majordome ni de soubrette derrière chaque porte, pas de cérémonial perpétué depuis l’ère Meiji en attendant une visite inopinée de l’empereur. Mais passé le grand portail gentiment gardé, le quotidien est pimenté de surprises. Aucun détail n’est anodin. Et la vie, soudain, pour les heureux élus, parait plus simple, plus facile. Même les chiens sont choyés, avec une carte de plats dédiés ! Flottant depuis Los Angeles, une mélodie s’impose, celle de la comédie musicale Lalaland : Another day of sun...
 


Fondé en 1989 dans une orangeraie, le domaine a été repris en 2012 avec une ambition exigeante : élever le niveau de service au plus haut. Le quartier de Rancho Santa Fe étant l’un des plus huppés de Californie, il n’en fallait pas moins pour inciter le voisinage à s’extraire de leurs palais plus que cossus et à délaisser leur propre salle de sport, piscine ou cours de tennis. Au regard des carrosses qui s’alignent dès potron-minet sur le parking du spa, le rêve est devenu réalité : dans la gamme des Porsche, Ferrari, Land Rover ou Tesla ont été choisis les modèles les plus puissants, les plus rares et les plus sophistiqués. Au-delà de l’équipement et de la formation des coachs, règne ici une atmosphère qu’on ne saurait reproduire à l’échelle d’une villa. Rien que pour le spa, le Rancho Valencia a embauché une équipe de cent personnes, dont 25 masseurs ultra-qualifiés ! La magie du lieu étant d’offrir à l’autre moitié de la clientèle, constituée de visiteurs de passage, la même impression de faire partie du club.
 


Dès la réception, le mot d’ordre est une invitation à la liberté : « Feel free to... ». « Sentez-vous libre » : d’oublier votre peignoir à l’une des deux piscines et d’en enfiler un autre, de choisir le journal qui vous sera livré au réveil avec le jus de fruits fraichement pressé, d’emprunter un vélo Pinarello pour explorer les pistes des environs, de redemander le remplissage gratuit du minibar en jelly beans comme en thé glacé bio, de regarder la télévision dans une baignoire de mousse, de regoûter pour la quatrième ou la dixième fois le banana bread en libre-service, de plonger dans un bain glacé après un sauna, un hammam ou de rester des heures dans le jacuzzi de votre terrasse, de joindre un cours de Pilates ou de yoga même si vous n’en avez jamais fait.

Pour les repas, c’est encore à vous de choisir. Déjeuner tôt ou diner tard  ? En terrasse, surplombant le jardin ou l’intérieur, sur les tables massives de la salle de restaurant au décor mexicain, face aux papillons de Damien Hirst  ? En cuisine de ce «  Coastal Ranch  », la même application prévaut, pour un poulpe du restaurant gastronomique, ou des tacos au mahi-mahi, côté brasserie. Dans l’épais livre de cave, Dan devine le vin qu’il vous faut, à moins que vous ne préfériez finalement une des bières artisanales les plus réputées de San Diego. Jonathan raconte le saumon royal comme s’il l’avait lui-même pêché en Alaska. Une simple pizza, des légumes cultivés dans une ferme proche, comme le porridge du matin, au riz noir, pourront être préparés selon votre humeur du moment. Avec toujours ce sourire et le regard franc, qui est le plus grand luxe du Rancho Valencia.
 


Loin du mécanique «  comment allez-vous aujourd’hui ?  », les 350 employés ont le sens de l’accueil bienveillant — le premier critère d’embauche, selon le directeur, car cela ne s’apprend pas.

L’équipe a aussi le génie des petites attentions, comme ces lunettes à proximité de la pile de magazines et cette lampe de poche sur la table de nuit « pour les aventures nocturnes ». « Il n’est pas facile de faire des choses simples ! », commente fièrement Coni Thornburg, l’énergique directrice. Certes, la région offre des balades sublimes sur la plage au coucher du soleil, des forêts et des déserts à explorer, sans oublier San Diego et Los Angeles à découvrir, mais comme il est difficile, pour les locataires à l’année des quelques villas et des résidents des 49 casitas  de quitter cette bulle !

Photos : © Daniel Bernard

 

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