Publié le 18/02/2019

Savourer les 24 saisons
de la montagne

À deux heures de train de Tokyo, au cœur d’une montagne reculée, l’eau thermale de Tobira Onsen Myojinkan vous fait sentir purifié depuis l’intérieur, et propose de vous ressourcer en dégustant sa cuisine, reflet du don de la nature de Nagano.

Savourer les 24 saisons | de la montagne

À deux heures de train de Tokyo, au cœur d’une montagne reculée, l’eau thermale de Tobira Onsen Myojinkan vous fait sentir purifié depuis l’intérieur, et propose de vous ressourcer en dégustant sa cuisine, reflet du don de la nature de Nagano.

Se rendre dans une station thermale est une activité à la fois typiquement japonaise et en même temps exceptionnelle, rare occasion où les Japonais succombent à l’art du farniente, comme s’ils plongeaient dans un autre univers, dans un rêve. Raison pour laquelle les stations thermales se situent souvent dans des lieux qui font oublier le quotidien.

Pour atteindre Tobira Onsen Myojinkan, à la limite d’un grand parc national, il vous faut progresser dans une montagne qui culmine à plus de mille mètres, en été recouverte de verdure comme s’il n’existait que cette couleur au monde, ou d’une blancheur immaculée en hiver. Et en automne, c’est une sérénité presque spirituelle qui s’y infiltre. Une sensation magique, comme ouvrir la porte d’un Japon presque intact, qui change de visage presque tous les jours.

Chaque eau thermale a sa personnalité. Ici, l’eau est très « calme », elle vous enveloppe doucement et vous murmure au creux de l’oreille. Le patron des lieux, Tadamasa Saito, qui est né et a grandi à l’auberge, la surnomme même déesse Kannon, incarnation de la compassion. Elle a cette générosité bienveillante.

Le soir venu, vous pouvez déguster une cuisine française, rare dans les auberges thermales. Le consommé qui ouvre le dîner est de poisson iwana (« poisson de roche »), concentré de la vie entière de ce poisson de rivière, suivi d’un « Mont Blanc » salé. En bouche, juste après une sensation de douceur au palais, monte subitement un parfum de champignon sauvage, presque terreux, qui surprend agréablement. Vous comprenez alors que le mot Yasai, qui signifie « légume » en japonais, est composé des deux caractères « ya », état sauvage ou naturel, et « sai », plante. La cuisine du chef Bandô qui travaille sous la direction du chef Masahiro Tanabe est pleine de cette vitalité « non traitée », au contact direct de la nature.

Le lendemain, avant un retour définitif en ville, vous pouvez faire une halte au Hikariya-Nishi, ancienne maison de la région avec une cour traditionnelle reconvertie en restaurant. C’est l’autre lieu où le chef Tanabe exprime sa cuisine, mariage d’une enfance baignée dans la cuisine française et concoctée par sa grand-mère qui a longtemps vécu dans l’Hexagone, et de sa passion pour la « cuisine naturelle ». Diplômé en macrobiotique, il peut satisfaire les souhaits des clients, avec un repas végétarien et gastronomique, composé des produits issus de son réseau de plus de deux cents producteurs, créé au cours de sa carrière.

Tobira Onsen Myojinkan va bientôt achever sa grande rénovation pour mieux offrir encore une intimité avec soi-même. Elle disposera de quelques chambres de plus de 100 m2, avec des repas préparés devant vous. Un autre projet de rénovation, celui d’un complexe de maisons dans le village d’en bas s’adresse à ceux en quête d’immersion dans la nature et la tradition.

Les moments que l’on passe à la station thermale ne sont jamais vides ou de simples repos. À chaque instant, on invite une nouvelle énergie dans son corps, en écoutant le concert permanent de l’eau, en méditation véritable. Des instants précieux pour renaître.

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