• Travel
  • Safari photo, les animaux dans le viseur
Publié le 19/08/2020

Safari photo, les animaux dans le viseur

« Il y a de cela un millier de lunes, une centaine de vols et de trajets en 4x4, un homme m’a glissé un appareil photo entre les mains et m’a dit : « vas-y ». C’était mon premier éditeur. Il m’a également fourni d’autres outils pour me guider sur le terrain, mais l’appareil photo a tout changé. »

Safari photo, les animaux dans le viseur

« Il y a de cela un millier de lunes, une centaine de vols et de trajets en 4x4, un homme m’a glissé un appareil photo entre les mains et m’a dit : « vas-y ». C’était mon premier éditeur. Il m’a également fourni d’autres outils pour me guider sur le terrain, mais l’appareil photo a tout changé. »

Les écrits et les photographies des reporters de retour du front, les étendues sauvages, ont été mes boussoles. Mes guides. Sentiers poussiéreux, risque de l’inconnu, du camouflage, photographes ébouriffés en quête de « LA photo », écrivains coiffés de chapeaux à bords large, une machine à écrire sur les genoux… Tous m’ont donné une raison d’être. Les magazines de voyage qui s’amoncelaient dans mes armoires étaient une porte sur un monde inconnu. Des pays, des cultures, que je ne pouvais qu’imaginer. Dans leurs images, je voyais la vie. Je voyais une invitation.
 


La photographie m’a permis de faire la lumière sur la beauté du monde, sur les choses qui comptent. Sur l’exotique et le quotidien. Elle m’a appris à regarder. À réfléchir, à ressentir. Elle m’a donné un millier de lunes (et une centaine de vols et de trajets en 4x4) de joie à l’état pur.
 

La créativité à l’état brut


Le safari-photo n'échappe pas à la règle. Lors d’un récent voyage dans les contrées sauvages du Botswana, avec Great Plains Conservation, les outils que l’on m’avait confiés ont révélé de nouveaux détails insoupçonnés du royaume animal : des levers de soleil oniriques, en changement constant, une vie végétale complexe, qui m’avait jusque-là échappé.

Du camp Zarafa dans la réserve de Selinda, avec ses vastes troupeaux d’éléphants, au camp Duba Plains dans le delta d’Okavango, avec ses meutes de lions en liberté, j’ai suivi les traces de deux héros de la photographie. Les réalisateurs et photographes animaliers Beverly et Dereck Joubert, fondateurs des camps.

Accompagnée de mes guides, j’ai vu l’exceptionnel, j’ai vu l’incomparable, je me suis approchée du cœur de mon sujet. Le cœur de la nature sauvage. Le cœur de l’Afrique. 
 

« Des visions nous échappent souvent, dans l’attente fébrile d’observer de grands mammifères. Grâce à l’art de la photographie, tout devient clair. »

Il y a des moments que je n’oublierai jamais — et qui ne risquent plus de m’échapper, car ils sont là, figés, préservés, immortalisés.

Pister des lions à travers le delta de l’Okavango, observer les lionceaux s’amuser dans les ruisseaux peu profonds. Zoom sur des museaux retroussés au contact de l’eau. Une langue rose, saisie au vol, en pleine séance de toilettage. Un bâillement, qui laisse apparaître la pointe d’un croc. 
 


Allongée derrière un monticule, tandis que des éléphants déambulent près de nous, j’ai ressenti la majesté de la nature sauvage toute proche, sans murs, ni portes, uniquement mon appareil photo. J’ai zoomé sur les actions et réactions des pachydermes, leurs pas, le coussinet de leurs pattes, les veines de leurs oreilles. La lumière du couchant, dansant sur les brins d’herbe.

Le battement d’ailes d’un aigle pêcheur d’Afrique, un guêpier carmin engloutissant un insecte dans son bec, un rollier à gorge lilas s’élançant d’arbre en arbre. 
 


Des visions qui nous échappent souvent, dans l’attente fébrile d’observer de grands mammifères. Grâce à l’art de la photographie, tout devient clair, dans la lente méditation de la position allongée au sol, d’égal à égal avec les bêtes sauvages, ou dans la jeep, le souffle coupé, penchée sur l’appareil photo, dans les cliquetis effrénés de l’appareil.

C’est là, à ces instants, que je me sens réellement vivre.
 

Photographie animalière pour tous


Dans les deux camps du Botswana, tout comme ceux de Great Plains Conservation au Kenya (Mara Plains et ol Donyo Lodge), un appareil photo et des objectifs Canon sont mis à votre disposition dans chaque tente, pendant toute la durée de votre séjour. Le jour du départ, vos photos seront téléchargées. Vous pourrez ainsi rapporter vos images, celles d’un photo-reporter de retour d’expédition sur le terrain.

Les camps sont parfaits pour tous les photographes, quel que soit leur niveau, du professionnel au novice en passant par l’amateur passionné. 

Les véhicules utilisés pour les safaris sont des 4x4 à toit ouvert, avec une capacité d’accueil de 6 clients (des véhicules privés sont également disponibles). Beaucoup sont équipés de coussins stabilisateurs et de supports pour appareil photo.

Le camp Duba Plains dispose d’une embarcation spécialement équipée pour la photographie et l’exploration du delta d’Okavango. Les camps Duba Plains et Zarafa proposent des réservations d’hélicoptère pour des prises de vue aériennes.
 


 

Articles connexes dans notre magazine
Stock Exchange, |la deuxième vie de |la Bourse de Manchester
Stock Exchange,
la deuxième vie de
la Bourse de Manchester
Cliquez ici pour lire
En Armagnac, |aux bons soins des Guérard
En Armagnac,
aux bons soins des Guérard
Cliquez ici pour lire