Contagieuse joie de vivre
aux Prés d'Eugénie

Les Prés d’Eugénie, est un hameau de conte de fée situé dans la forêt nommée du nom de l’impératrice. La cuisine y est signée Michel Guérard, fondateur de la « nouvelle cuisine » et inventeur de la Grande Cuisine Minceur ou Santé.

Contagieuse joie de vivre|aux Prés d'Eugénie

Les Prés d’Eugénie, est un hameau de conte de fée situé dans la forêt nommée du nom de l’impératrice. La cuisine y est signée Michel Guérard, fondateur de la « nouvelle cuisine » et inventeur de la Grande Cuisine Minceur ou Santé.

 



Les allées de la propriété étaient baignées d’un tel silence, j’avais l’impression d’avoir voyagé dans le temps et n’aurais pas été surprise de voir surgir une calèche avec à son bord d’élégantes dames accompagnées d’hommes en perruque. Le village semble d’un autre temps. Je me laissais donc guider par les haies et fougères sculptées bruissant sous la pluie fine et découvrais des étendues de fleurs sauvages bordées de petits ruisseaux, une statue de Vénus et, finalement, le patio de l’hôtel-spa.



Je retrouvais mes amis pour l’apéritif au Loulou’s Lounge Bar où peintures de maîtres anciens et chinoiseries trônent de part et d’autre de la cheminée. Pour notre plus grand plaisir, le chef Michel Guérard en personne - qui, avec sa femme Christine, est aux commandes de l’établissement depuis 1974 - vint nous saluer. Sa joie de vivre était communicative et s’exprimait jusque dans ses chaussures, des Repetto en cuir vernis vert, so chic et tellement français ! Des chaussures que je n’avais jamais vues et que je ne verrai certainement jamais un autre chef porter.



Des cocktails à base de champagne et un trio d’amuse-bouches - tartes à la tomate, champignons aux œufs de caille et saumon fumé accompagné de radis et petits pois - nous mirent en appétit avant notre dîner à la Ferme aux Grives. Dans cette demeure aux airs d’auberge d’antan avec ses murs de pierre et de galets de l’Adour, ses jambons accrochés aux chandeliers et son étalage de légumes à faire pâlir un maître es nature morte, on nous servi une cuisine gasconne. Gaspacho de framboises, escargots et crevettes au beurre d’herbes, coquelet grillé accompagné d’une sauce épicée et croustade aux pommes avec Armagnac et crème se succédèrent, tous à base de produits du domaine ou de proches fournisseurs.



Ce repas défia certainement mon point de vue sur le concept  « cuisine minceur », car il faut bien l’avouer, en tant qu’auteur culinaire je ne suis pas tout à fait en quête de ce type de cuisine. En revanche, il correspondit exactement à ce que je considère être une nourriture essentielle : matières premières locales et préparées avec soin, cuisine somptueuse, riche en saveurs et pleine de plaisir… ce qui, en effet, la rend saine.

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