Agir pour l'économie locale

Grand hôtel avec une fidèle clientèle, restaurant étoilé reconnu, mais pourquoi donc ne pas se contenter de son propre succès sur le mode « vivons heureux, vivons caché ! » ? Parce que dans nombre de pays, l’économie solidaire n’est pas une option, mais une impérieuse nécessité.

Agir pour l'économie locale

Hôtel Sher Bagh, Ranthambhore, Inde

Grand hôtel avec une fidèle clientèle, restaurant étoilé reconnu, mais pourquoi donc ne pas se contenter de son propre succès sur le mode « vivons heureux, vivons caché ! » ? Parce que dans nombre de pays, l’économie solidaire n’est pas une option, mais une impérieuse nécessité.

La première évidence, c’est d’abord l’emploi. L’hôtellerie et la restauration sont parfois dans certains sites le premier employeur et la responsabilité entrepreneuriale de faire vivre des familles entières est alors énorme. De surcroît, l’emploi et l’économie locale qui va en découler entrainent une attention particulière aux conditions de vie pour les familles des salariés et les communautés environnantes.

Prenons par exemple la Elizabethfontein Primary School sur la côte ouest de l’Afrique du Sud. Nous sommes à 270 km du Cap, dans les montagnes du Cederberg, une gigantesque réserve naturelle dont les premiers habitants sont surtout les rochers. L’école est fragile et les fonds publics n’assurent que le strict nécessaire. Fort heureusement, celle-ci reçoit des aides logistiques et des financement du premier employeur local : Bushmans Kloof Wilderness Reserve. Si une maison comme celle-ci veut s’inscrire harmonieusement dans le paysage, la philanthropie est une philosophie incontournable pour gérer au mieux l’entreprise.

   

Même chose à un autre bout de la planète en Espagne dans la Province de Teruel en Aragon. La maison la Torre del Visco a atteint son objectif d’embaucher 80% de son personnel parmi les quelques 9 000 habitants de Matarranya, le village voisin.

Et ces Maisons ne voient pas seulement dans une économie locale partagée un intérêt purement financier. Cette politique bénéficie également aux clients qui fréquentent ainsi un personnel attaché à son territoire et incité à en valoriser son authenticité, son histoire, ses traditions et sa gastronomie. Toutes sortes de précieux instruments relationnels pour s’assurer que le touriste ne reste pas totalement déconnecté des réalités locales pendant son séjour.

Mais parfois les actions sont encore plus ambitieuses, comme la mise en œuvre de programmes de santé. À près de 200 kilomètres de Jaipur, la capitale de l’État indien du Rajasthan, se trouve la réserve de Ranthambore et le camp de Sher Bagh où l’on vient principalement s’installer pour observer de près les tigres. La préservation de ces animaux est donc essentielle pour le tourisme qui reste la ressource économique principale de la région. Sher Bagh prend donc en charge des campagnes vétérinaires pour s’assurer de la santé de ces nobles hôtes comme de celle des animaux d’élevage nécessaires à l’alimentation.

Mais à Sher Bagh, compte tenu de la déficience des systèmes publics de santé, on se préoccupe aussi de celle des humains, notamment en organisant des campagnes de diagnostics et de prévention pour diminuer les risques médicaux de la population locale.

De la santé à l’économie, il n’y a ainsi qu’un pas : celui du vivre ensemble harmonieusement pour pouvoir développer ses activités et celles de tout un territoire.

Articles connexes dans notre magazine
Des pochettes | pour commencer le voyage
Des pochettes
pour commencer le voyage
Cliquez ici pour lire
La belle hospitalité
La belle hospitalité
Cliquez ici pour lire