Londolozi, protecteur de
tous les êtres vivants

Changer le monde et les mentalités, voilà l'essence même de Londolozi, dans les Sabi Sands, en Afrique du Sud. Sa raison d'être : porter cette influence bien au-delà des frontières de la réserve naturelle.

Londolozi, protecteur de|tous les êtres vivants

Shan Varty, la « mère » de Londolozi                

Changer le monde et les mentalités, voilà l'essence même de Londolozi, dans les Sabi Sands, en Afrique du Sud. Sa raison d'être : porter cette influence bien au-delà des frontières de la réserve naturelle.

 

Shan Varty et son mari Dave, propriétaires et fers de lance de ce lieu si exaltant, se réclament eux-mêmes du mot zoulou « Londolozi », qui signifie « protecteur de tous les êtres vivants » ; un état d'esprit qui gagne le cœur des voyageurs, et se diffuse ainsi aux quatre coins du monde.

 

6 QUESTIONS À SHAN VARTY, « LA MÈRE » DE LONDOLOZI

En quelques mots, pouvez-vous nous expliquer comment Londolozi participe à la construction d'un monde meilleur ?

Protéger la planète, les peuples et la faune d'Afrique du Sud sont des préoccupations au cœur du projet de Londolozi. Nous nous efforçons de créer un espace où l'homme puisse se reconnecter avec la nature sauvage, un lieu où tout le monde commence à comprendre l'importance de la coopération.

 

Le lien entre la faune et la communauté humaine est manifeste à Londolozi. Pourquoi avez-vous choisi d'insister sur cet aspect ?

Nos valeurs sont fondées sur la tradition africaine d'Ubuntu, « Je suis parce que nous sommes » ; seul une entraide et un équilibre entre la faune, les hommes et la Terre peut garantir l'abondance pour tous. C'est l'ancien président Nelson Mandela lui-même qui l'a le mieux exprimé : « Au cours de ma longue marche vers la liberté, j’ai eu le rare privilège de visiter Londolozi. Là, j’ai vu des personnes de toutes origines vivre en harmonie au beau milieu de la nature. Londolozi incarne le rêve que je caresse, c'est un modèle pour l'avenir de la sauvegarde de la nature dans notre pays. »

 

Quel est le plus beau souvenir que vous gardez de la visite de Nelson Mandela au lodge de Londolozi et que vous a appris sa visite ?

Nelson Mandela a apporté énormément de choses, dans le monde entier. À Londolozi, nous avons été marqués par son humilité, sa dignité et sa capacité à écouter. Il nous a montré que tout grand changement passe d'abord par un ensemble d'initiatives individuelles avant de se diffuser, par la bonté, au reste du monde. Il a témoigné à chacun d'entre nous le même respect et la même dignité.

 

Le parcours du Londolozi a été semé d'embûches à ses débuts. Qu'est-ce qui vous a poussé, et vous pousse toujours aujourd'hui, à persévérer et à réussir ?

Les premières années à Londolozi ont été difficiles parce que nous voulions créer un nouveau modèle de préservation et de développement de l'industrie du safari en Afrique. L'humain était au cœur de ce projet, et ce sont les belles rencontres que nous avons faites alors, les échanges qui ont eu lieu, les relations qui se sont nouées, qui, aujourd'hui encore, nous inspirent et nous poussent à continuer. Je crois fermement que ce sont les gens et leur énergie qui font qu'un projet réussit ou non, c'est essentiel.

 

Vous voyagez beaucoup pour le travail et les loisirs. La biodiversité en Afrique du Sud, et en particulier dans la réserve de Sabi Sands, est-elle comparable à celle d'autres réserves dans le monde ? En quoi est-elle différente, et en quoi est-elle semblable ?

La réserve de Sabi Sands fait partie d'un espace protégé transfrontalier de 25 000 km². C'est la destination safari par excellence, dans la mesure où il est fréquent de pouvoir observer des léopards, des lions et des guépards de très près. Nos guides spécialisés n'ont pas leur pareil pour approcher les espèces de toutes tailles qui vivent dans la réserve. La région en elle-même est exceptionnelle, et nous nous appuyons sur une longue histoire de confiance pour proposer une expérience d'observation unique.

 

Vous avez vécu et encouragé la transition entre safari de chasse et safari photographique. Quel est le mot d'ordre lorsque l'on souhaite changer les perceptions et les comportements, en particulier sur une question si controversée ?

Il est important de comprendre qu'il y a un temps pour chaque chose. La chasse a joué son rôle dans la préservation pendant de nombreuses années, mais les mentalités ont évolué et le safari avec elles. Désormais, c'est avant tout l'aspect créatif et artistique, via la photographie, qui est mis en avant. À l'ère du numérique, la photographie connaît un engouement exponentiel, et de plus en plus de personnes ressentent l'intelligence, la beauté et l'énergie du monde naturel. Le changement intervient toujours lorsque les gens commencent à ressentir quelque chose très fort, et qu'ils ont l'occasion de le mettre en application. Alors, il y a une véritable prise de conscience.

 

Londolozi fournit du travail à 270 personnes, qui elles-mêmes soutiennent plus de 2 700 personnes. Le lodge favorise les entreprises locales et les projets communautaires, et offre une éducation numérique de grande qualité aux enfants des écoles rurales, grâce à la fondation Good Work et aux centres d'apprentissage numérique du lodge. Londolozi veille à la protection de la faune et des écosystèmes naturels, et travaille à redonner vie aux rivières via divers projets de conservation. Et enfin, grâce à ses visiteurs, Londolozi entretient la mémoire de l'art séculaire du pistage, contribue à développer le concept d'intelligence émotionnelle, à promouvoir l'Ubuntu et à encourager une meilleure harmonie entre les hommes.

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