« La Savoie… Natif d’Aix-les-Bains, cette région m’a construit. À commencer par ses hommes, tel Marcel Rivolli, mon grand-père. Hôtelier, il a l’habitude de partager avec nous un repas de famille ou une grande table, chaque dimanche et jour de fête. De quoi m’éveiller au goût. S’en suivent la pratique et l’enseignement. Je les dois cette fois au chef Marc Veyrat que je rejoins en 1997 comme apprentis pour finir second de cuisine. En 2002, je m’installe avec Magali, mon épouse, au Restaurant L’Oxalys, le plus haut d’Europe. Culminant à plus de 2300m d’altitude, il m’offre un environnement en parfait accord avec moi-même. Montagnard et sportif, j’aime sortir des sentiers battus, rester au plus près de la nature. Ma cuisine suit, instinctive, audacieuse, en équilibre, sans esbroufe, sur les produits du terroir savoyard, à l’écoute de ses traditions. Autant de valeurs et de saveurs que je transmets à mon tour à mon petit garçon et à ses copains en confectionnant les repas de la crèche de Val Thorens. Une boucle bouclée. »
Quelle a été votre plus grande émotion gastronomique ?
En 1998, lors d’un dîner de fin de saison chez Marc Veyrat, j’ai redécouvert les produits de notre terroir à travers des créations inventives, uniques, alliant herbes, fleurs, jeux de textures et de saveurs. Cette expérience m’a profondément marqué et restera gravée à vie dans ma mémoire. Elle a beaucoup inspiré ma cuisine.
L’incident de cuisine le plus amusant que vous ayez connu ?
Quand je suis arrivé à Val Thorens, il a fallu adapter ma cuisine aux lois physiques de l’altitude. Mon premier œuf à la coque à 2300m d’altitude fut un défi ! Ici, il cuit à 95°C et non 100°C !
Votre meilleur conseil pour les cuisiniers du dimanche ?
Savoir rester simple, privilégier les produits de saison et de qualité et prendre du plaisir en cuisinant.