Né dans les faubourgs de Lyon, j’ai été formé par les meilleurs chefs français, dont beaucoup avaient des établissements Relais & Châteaux, avant de venir à New York en 1980. Je prépare une cuisine française contemporaine, mettant en avant les saisons, tout en appréciant ce que le monde peut apporter : l’Italie, le Japon et l’Espagne par exemple. J’adore le côté rustique de la cuisine italienne, la créativité de l’Espagne et la finesse du Japon et bien sûr, en tant que Français, je pense que la cuisine française et sa tradition sont légèrement supérieures !
Pour me détendre ici à New York, je vais au cinéma, je joue au golf et j’essaie de trouver le temps de voir mes amis. Ce que j’aime avant tout pour me changer les idées, ce sont les voyages, mais même sans quitter New York, je peux goûter ici toutes les cuisines du monde, ce qui enrichit aussi mon approche de la cuisine. Et j’adore la cuisine américaine qui, je souhaite l’ajouter, est plus que tout autre chose une cuisine qui se nourrit de passion. Les chefs américains ont des histoires tellement différentes qu’il n’y a pas une seule tradition.
Quelle a été votre plus grande émotion gastronomique ?
C’était l’année dernière, aux 60 ans de mon meilleur ami. Je suis allé en avion en Nouvelle-Zélande. Nous avons mis 24 heures pour nous y rendre, nous sommes restés trois jours et nous sommes rentrés.
Mais cela en valait la peine : nous avons cuisiné les langoustines les plus sensationnelles des grands fonds, grillées sur le feu, suivies d’une cuisse d’agneau rôti, le tout avec des vins fantastiques. Le repas était très modeste et simple, mais délicieux.
L'incident de cuisine le plus amusant que vous ayez connu ?
Une fois à Halloween, un joyeux luron est venu au restaurant déguisé en énorme gorille. Il est entré dans le restaurant en costume de gorille. Nous avons hésité à le servir, mais finalement, nous l’avons fait, et après l’entrée, il est rentré chez lui pour se changer.
Votre meilleur conseil pour les cuisiniers du dimanche ?
Essayez de cuisiner un repas dans une seule cocotte : un pot-au-feu, des légumes, un rôti, un plat qui contienne tous les ingrédients du repas. C’est ainsi que je cuisine le dimanche.