« Ma vocation est née en Ardèche, en observant les faitouts fumants sur les fourneaux de l’auberge familiale. La famille, c’est elle qui m’a porté au sommet. La mienne donc, et puis très vite celle de la haute gastronomie : Pic à Valence, La Tour d’Argent à Paris, Le Vivarois à Paris, Gaston Lenôtre à Plaisir… jusqu’aux Cimes Blanches à Courchevel 1650, là où j’ai rencontré Maryse, mon épouse ; avant que nous achetions ensemble Le Chabichou. En 1963, ce modeste hôtel, idéalement situé au pied des pistes, ne compte que 9 chambres. Cinquante ans plus tard, derrière sa façade blanche typique, notre beau chalet en abrite 25, cossues et chaleureuses, auxquelles s’ajoutent un spa de plus de 1100m2, un bistrot Le Chabotté et une table gastronomique. Dans chaque assiette, avec l’aide de Stéphane Buron, je veille à magnifier les beaux produits de terroir, qu’ils soient simples ou nobles, mais toujours avec le plus grand respect. Une cuisine de cœur, très épurée. »
Stéphane Buron
« À l’image de Michel Rochedy, mon mentor, la famille au sens large m’a guidé. Mes pairs ont nourri ma passion pour la cuisine : André Surmain au Relais à Mougins, Joël Normand dans les cuisines de l’Élysée à Paris et Christian Willer à l’Hôtel Martinez de Cannes. Ma famille de cœur a ensuite pris le relais. Celle du Chabichou m’adopte dès 1987 pour petit à petit me faire gravir les échelons jusqu’au Premier Prix International Taittinger en 2002, au titre de Meilleur Ouvrier de France en 2004, puis à la fonction de chef des cuisines de Michel Rochedy. L’occasion de composer à quatre mains des partitions délicieusement contrastées, entre noblesse et terroir, sucré et salé, croquant et fondant…, avec la montagne pour guide. »