
L’ancienne Simao a pris le nom de Pu’er en 2007 pour rappeler le lien historique de la ville avec cette variété de thé, dont la région est le berceau. Au sud du Yunnan, c’est une destination remarquable.
Aux confins de la Chine du sud-ouest, près des frontières du Myanmar et du Laos, cette partie du Yunnan est peuplée de minorités ethniques qui confèrent à la province un grand intérêt touristique. Pu’er (l’ex Simao) est une ville à la fois moderne et historique, enrichie par le commerce du thé. Un musée et le « Tea Culture Park » rappellent l’importance de cette culture, établie depuis des siècles. La cité est une excellente base de départ pour aller visiter la région du Xishuangbanna. Adossée aux montagnes, ce territoire de collines jouit d’un climat tropical propice à l’agriculture et notamment aux plantations de thé. C’est ici, autour de la cité de Menghai, que pousse une variété parmi les plus connues de Chine, le pu’er. Sur les versants situés au dessus des rizières, les paysans cultivent ce thé aux larges feuilles, récolté à la main et réputé pour ses vertus médicinales. Il était déjà produit au début de la dynastie Qing (17ème s.). L’intérêt de la région réside aussi dans sa nature et sa population. Le Xishuangbanna est le territoire des Dai, une minorité ethnique dont les villages aux maisons sur pilotis et les vêtements, d’inspiration birmane, sont remarquables. Les Hani habitent aussi la région. Très impliquée dans la riziculture, cette minorité a sculpté les versants montagneux en terrasses, d’une beauté époustouflante. Tout au long de l’année, fêtes et cérémonies religieuses sont l’occasion de découvrir le patrimoine de ces peuples et leurs costumes colorés. La ville de Jinghong, ombragée de palmiers et de fromagers, la croisière sur le haut Mékong, les villages Dai disséminés autour de Ganlanba et la « Vallée des Eléphants sauvages » sont les autres pôles d’intérêts de cette région splendide.