
Posé sur l’Adriatique dans le talon de la botte italienne, ce port de pêche prospère sous l’occupation vénitienne et espagnole, a conservé de beaux vestiges. Avec ses voisins Bari et Ostuni, la cité fait briller la région des Pouilles.
Tout au sud de l’Italie, Monopoli fait face à la mer et a conservé les signes distinctifs de ses heures glorieuses. De la fin du 15ème s. au début du 18ème s., la cité fut un port actif, exportant vers l’étranger huile, vin et amandes, produits à l’intérieur des terres. Derrière les attributs récents de cité balnéaire, avec des plages à perte de vue, Monopoli affiche des vestiges qui témoignent de sa grandeur passée. Circoncis entre les restes du mur d’enceinte, on découvre le château Charles V, ancienne forteresse d’Henri IV ; la cathédrale baroque ; le Palazzo Palmieri (18ème s.) ; l’abbaye Santo Stefano… Mais aussi quelques demeures à arcades et balcons qui témoignent de l’influence vénitienne. Trois musées intéressants complètent agréablement la visite de la ville.
En quittant Monopoli vers l’arrière-pays, l’influence du passé se retrouve dans les fermes fortifiées et les villas d’aristocrates, essaimées dans la campagne.
Mais la région possède d’autres trésors. Quelques kilomètres au sud de Monopoli, voici la ville d’Ostuni. Surnommée la « cité blanche », à cause de la blancheur de ses façades, la ville domine l’Adriatique du haut de trois collines et abrite dans un lacis de ruelles des dizaines d’artisans et une spécialité : la fabrication de sifflets en terre cuite !
Au nord de Monopoli, Bari, 600 000 habitants, est une « capitale » portuaire, première agglomération des Pouilles. Du front de mer à la vieille ville (Barivecchia), la cité dévoile un important patrimoine religieux, militaire, commerçant (quartier murattiano), culturel (nombreux théâtres) et l’agréable nonchalance d’une grande ville méditerranéenne.